Etape 1 : Descente jusqu'à Barcelone.
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Le 17 mars 2019 je suis parti de Châteaulin .
Les deuxièmes et troisièmes nuits je pose le bivouac un peu tard. Je décide de chercher la solution de logement à partir de 16h les prochains jours.
Etapes :
17 mars - Pont Coblant (29) - 25 km.
18 mars - Glomel (22) - 70 km
19 mars - Saint Gonnery (56) - 90 km
20 mars - Josselin (56) - 40 km
21 mars - Saint Martin Sur Oust (56) - 55 km.
22 mars - Guenrouet (44) - 60 Km.
23 mars - Nantes (44) - 85 km.
24 mars - Clisson (44) - 35 km.
Arrivé a Nantes. Hébergement trouvé grâce au bouche à oreille et internet. Je dors chez Abdel Malek avec qui je jouais au foot il y a 20 ans.
Super accueil, thé à la menthe, soupe marocaine, bon dodo, un air de Maroc. Le lendemain j'en profite pour passer voir ma cousine Lucile et ses enfants à Vertou.

J'ai pris la décision de traverser la Vendée du Nord au Sud, et non pas en suivant la côte Atlantique que je connaissais déjà. J'ai découvert Montaigu et sa digue, la campagne vendéenne, puis ses polders dont une partie que j'avais déjà traversée avec Ludo il y a deux ans … Les nuits y sont moins fraîches et humides.
J'ai bivouaqué assez facilement jusqu'à la Rochelle où je me suis posé deux nuits en Auberge de jeunesse (repos, lessive, point vélo, renvoi de ma guitalele par la Poste). La Rochelle est une belle ville facile à découvrir à vélo.
25 mars : Saint Martin des Noyers (85) - 75 km.
26 mars : Andilly (17) - 70km.
27 mars : La Rochelle (17) - 25 km.
28 mars : La Rochelle (17) - 0 km.


J'y ai rencontré Pauline, une voyageuse Normande qui venait de faire la vélo Francette en 5 jours ! Nico, un photographe qui m'invita à une soirée "alternative". Un ancien pécheur kitesurfeur de 80 ans qui a travaillé à de Brest. Un autre gars qui me parlait de ses voyages à vélo ...bref les premières rencontres.
Ayant repris des forces (bien que dormant en dortoir avec des ronfleurs) j'ai repris la route en décidant de suivre la Vélodyssée jusqu'à Lacanau :
https://www.lavelodyssee.com/
29 mars : Ronce les Bains (17) - 110 km.
30 mars : Montalivet (33) - 74 km.
31 mars: Saint Hélène (33) - 90 km.
1 avril : Douat (33) - 72 km.
2 avril : Lagruère (47) - 72 km.
3 avril : Agen ( 81) - 50 km.
4 avril : Escatalens (82) - 65 km.
Il y a de très longue lignes droites de dizaines de kilomètres. Pour autant j'ai fait de bonnes étapes.
Ca roule bien mais on ne voit pas beaucoup la mer à mon gout.
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La froideur bourgeoise girondine." C'est comme le public des girondins des girondins de Bordeaux, des spectateurs et pas des supporters" dixit un bordelais.
J'aurais aimé voir les vignobles en été.
En hiver les paysages sont différents et l'affluence touristique aussi. J'ai apprécié descendre de La Rochelle à Lacanau sans touristes sur les voies vertes. Je pouvais avancer à mon rythme sans être gêné, ni en gênant. C'est également plus facile de bivouaquer, mais en contre partie il n'y a pas de campings qui pourraient apporter un confort supplémentaire de temps en temps.
Et désormais me voila déjà arrivé dans le Lot et Garonne puis le Tarn et Garonne. .. L'accueil y est chaleureux et simple. Les tuiles sur les toits, les lézards, le canal parallèle à la Garonne, les pécheurs, la vie extérieure quand il fait beau, les arbres en fleur, les moustiques, l'accent qui chante plus je descends... C'est sympa.
J'aurais aimé voir les vignobles en été.
En hiver les paysages sont différents et l'affluence touristique aussi. J'ai apprécié descendre de La Rochelle à Lacanau sans touristes sur les voies vertes. Je pouvais avancer à mon rythme sans être gêné, ni en gênant. C'est également plus facile de bivouaquer, mais en contre partie il n'y a pas de campings qui pourraient apporter un confort supplémentaire de temps en temps.
Et désormais me voila déjà arrivé dans le Lot et Garonne puis le Tarn et Garonne. .. L'accueil y est chaleureux et simple. Les tuiles sur les toits, les lézards, le canal parallèle à la Garonne, les pécheurs, la vie extérieure quand il fait beau, les arbres en fleur, les moustiques, l'accent qui chante plus je descends... C'est sympa.
Depuis mon départ de Bretagne je croise peu de voyageurs sur ma route. Mais très souvent je discute avec les gens du coin (voisins de bivouac pour un café) ou des marcheurs, randonneurs, cyclistes, des gens qui font leurs courses et qui viennent me voir pour me parler d'un tel ou d'un tel qui fait ou a fait la même chose … ou pour m'offrir quelque chose.


Le rythme est pris :
Les levers sont font généralement selon le voisinage (un matin je me suis réveillé avec 40 chasseurs qui avaient rendez-vous à 7h à mon point bivouac, drôle de réveil.)


Le rythme est pris :
Les levers sont font généralement selon le voisinage (un matin je me suis réveillé avec 40 chasseurs qui avaient rendez-vous à 7h à mon point bivouac, drôle de réveil.)
Puis c'est le ramassage de la tente, le petit déj et la préparation du vélo qui prennent une bonne heure. Ensuite je roule à raison de nombreuses pauses avec courses alimentaires quotidiennes.
A partir de 15h, je cherche à remplir mes 4 litres d'eau afin de pouvoir bivouaquer n'importe ou sereinement quand je le souhaite.
Une fois le lieu de bivouac trouvé il faut remonter la tente et réinstaller le campement avec un nouveau décor, et de nouveaux voisins.
Une fois le lieu de bivouac trouvé il faut remonter la tente et réinstaller le campement avec un nouveau décor, et de nouveaux voisins.
5 avril : Toulouse (31) - 48 km.
6 avril : Toulouse (31) - 24 km.
7 avril : Villespy (11) - 86 km.
8 avril : Homps (11) - 73 km.
9 avril : Port la Nouvelle (11) - 70 km.
10 avril : Argeles (11) -80 km.
11 avril : Costa Roja (Espagne) -57 km.
12 avril : La Barceloneta (Espagne) - 91 km.
13 avril : Tossa de Mar (Espagne) - 60 km.
Depuis 10 jours j'ai bien pédalé et le décor à radicalement changé. J'ai encore evité la pluie. C'est le sud, un bon 25 degrés en journée et des nuits sans humidité. La vie est dehors.
Le Lot et le Tarn et Garonne sont vraiment de belles régions authentiques.

Leurs fameux Ponts-Canal :


Le canal de la Garonne m'a conduit jusqu'à Toulouse. J'y suis arrivé avec un vent de face sous un orage comme a Agen. A l'entrée de Toulouse j'ai décidé d'aller au camping afin de visiter la ville le lendemain et me reposer. Le samedi à Toulouse les gilets jaunes ne font pas dans la dentelle, ni la Police ... , orage, visite, gilets jaunes. J'ai évité la pluie à vélo et c'est déjà pas mal.





Le dimanche, qui est un jour à part, se révèle être ensoleillé.Il y a des joggeurs et des cyclistes partout. Le Canal du Midi est tres sympa et tres roulant au départ.

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J'ai fait la route avec Rolland, qui voyage a velo avec une carriole. Il a pris la route quand il a perdu sa femme. Depuis il roule comme il peut et avance tel un vagabond il transporte avec lui un groupe electrogene...
J'ai croisé plusieurs personnes faisant la route et dormant dehors. Les discussions avec ces personnes m'ont souvent rappelé le boulot… Il y a aussi tous ceux qui dorment en tentes ou cabanes pres des grandes villes...
J'ai fini par rejoindre La Méditerannée après avoir découvert Narbonne, Carcassonne, ça faisait tout drôle d'y être arrivé, de la voir en face de moi ...
A partir de là, ce fut un changement assez radical :

c'est "relativement" plat, c'est très urbanisé pour les touristes ou retraités qui résident à l'année dans ces stations Balnéaires ... J'ai revu Port Leucate et quelques windsurfeurs , puis traversé Barcares, Saint Cyprien Argeles ...
Depuis mon arrivée sur les rives de cette mer je pouvais apercevoir les Pyrénées et les sommets enneigés au loin.

Cette montagne m'impressionnait et je me demandais bien par où et comment j'allais la franchir.
Ce passage fut une étape assez dure.Tout d'abord en me perdant une nouvelle fois.



J'ai traversé la Jonquera avec une tempête dans le dos. J'en avais fini avec mon plat pays. En Espagne il faut s'adapter au terrain, à la langues, à la signalisation, à la bouffe ... Pour autant j'ai pu bivouaquer facilement à cette période de l'année. Meme si je sais qu'en Espagne c'est interdit.
Les montagnes sont magnifiques, et à leurs pieds des champs d'oliviers, des arbres fruitiers, des vignes, des plages au sable blanc, puis d'autres montagnes surplombant des criques avec des eaux turquoises.
Les espagnols sont aidants, souriants, tranquilles. Je me suis rapidement perdu en Espagne, du coup j'ai privilégié la côte.
Sinon je devais attendre 5 jours à Barcelone .
J'ai beaucoup aimé l'Espagne et j'ai déjà hâte d'y retourner.
Pendant ce voyage de 12 heures j'ai laissé quelques plumes. En effet pas de siège ni de cabine pour moi. Interdiction de dormir sur les banquettes … bref j'ai dormi à même le sol car j'avais oublié de prendre mon matelas gonflable. Une nuit plus que hachée. Parti à 22h je suis donc arrivé à 10h du matin à Porto Torres dans le Nord de la Sardaigne.
J'ai croisé plusieurs personnes faisant la route et dormant dehors. Les discussions avec ces personnes m'ont souvent rappelé le boulot… Il y a aussi tous ceux qui dorment en tentes ou cabanes pres des grandes villes...
J'ai fini par rejoindre La Méditerannée après avoir découvert Narbonne, Carcassonne, ça faisait tout drôle d'y être arrivé, de la voir en face de moi ...

c'est "relativement" plat, c'est très urbanisé pour les touristes ou retraités qui résident à l'année dans ces stations Balnéaires ... J'ai revu Port Leucate et quelques windsurfeurs , puis traversé Barcares, Saint Cyprien Argeles ...
Depuis mon arrivée sur les rives de cette mer je pouvais apercevoir les Pyrénées et les sommets enneigés au loin.

Cette montagne m'impressionnait et je me demandais bien par où et comment j'allais la franchir.
Ce passage fut une étape assez dure.Tout d'abord en me perdant une nouvelle fois.
Puis avec un vent de face infernal qui par la suite m'a poussé dans le dos. Les cuisses et les mollets ont soufferts dans les côtes et j'ai finalement atteint la frontera.
En France le chemin emprunté était en ciment. Dès la frontière espagnole le sentier s'est transformé en piste terreuse pour vététistes sur des "montagnes Russes", et là ce fut encore plus dur. C'est une descente que je ne veux pas faire dans l'autre sens.



J'ai traversé la Jonquera avec une tempête dans le dos. J'en avais fini avec mon plat pays. En Espagne il faut s'adapter au terrain, à la langues, à la signalisation, à la bouffe ... Pour autant j'ai pu bivouaquer facilement à cette période de l'année. Meme si je sais qu'en Espagne c'est interdit.
Les montagnes sont magnifiques, et à leurs pieds des champs d'oliviers, des arbres fruitiers, des vignes, des plages au sable blanc, puis d'autres montagnes surplombant des criques avec des eaux turquoises.
Les espagnols sont aidants, souriants, tranquilles. Je me suis rapidement perdu en Espagne, du coup j'ai privilégié la côte.
Avec un vélo chargé c'est pas évident mais c'est splendide à cette période de l'année (peu de voitures et les espagnols respectent les cyclistes, beaucoup de pros du vélo et des bikers).




Apres Tossa de Mar en Espagne j'ai donc rejoint Barcelone.
Les étapes ce sont enchaînées mais j'ai largement réduit la cadence :
15 avril - El Masrou - 66 km.
16 avril - Barcelone - 50 km.
J''ai donc pu revisiter Barcelone avec ses rues étroites et son ambiance si particulière. Cette ville est finalement assez adaptée à la pratique du vélo et il est assez facile de la rejoindre sans trop de stress (le dimanche c'est le jour des cyclistes).

Un ferry m'y attendais pour aller en Sardaigne en Italie.
15 avril - El Masrou - 66 km.
16 avril - Barcelone - 50 km.
J''ai donc pu revisiter Barcelone avec ses rues étroites et son ambiance si particulière. Cette ville est finalement assez adaptée à la pratique du vélo et il est assez facile de la rejoindre sans trop de stress (le dimanche c'est le jour des cyclistes).

Un ferry m'y attendais pour aller en Sardaigne en Italie.
Sinon je devais attendre 5 jours à Barcelone .
J'ai beaucoup aimé l'Espagne et j'ai déjà hâte d'y retourner.
Pendant ce voyage de 12 heures j'ai laissé quelques plumes. En effet pas de siège ni de cabine pour moi. Interdiction de dormir sur les banquettes … bref j'ai dormi à même le sol car j'avais oublié de prendre mon matelas gonflable. Une nuit plus que hachée. Parti à 22h je suis donc arrivé à 10h du matin à Porto Torres dans le Nord de la Sardaigne.
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